De retour au Bauhb après une saison passée à Istres (LNH), Veljko Milosevic espère mener son club au sommet de la D2.
C’est comme s’il n’avait jamais quitté la cité du Lion. Un an après son départ pour Istres et la Division 1, Veljko Milosevic n’a pas changé. Toujours aussi sympathique et souriant, le Serbe de 26 ans se sent comme chez lui à Belfort Certes, depuis son départ, ses coéquipiers ont pris possession du Phare, mais l’intéressé aura tôt fait de trouver ses repères et ses automatismes.
Hier, en tous les cas pour la signature de son contrat, Veljko avait le visage radieux, heureux de retrouver un monde qu’il connaît et qu’il : apprécie : « A Istres, la mentalité est différente d’ici. Bien sûr, il y a la mer, le soleil, mais ce n’est pas tout. Côté handball, c’était très pro. Cela fait dix ans qu’ils sont en D1 et il y a une forte pression autour de l’équipe. On s’entraînait jusqu’à 7 ou 8 fois par semaine et l’entraîneur exigeait beaucoup de nous. »
Cette saison, je veux tout exploser
Parti en terre inconnue, Veljko Milosevic a connu des fortunes diverses dans sn club : « Il faut un temps pour se faire accepter. Il faut se bagarrer quotidiennement pour prouver à l’entraîneur que l’on mérite sa place. Et si j’ai pris part à tous les matches de la saison, je n’ai parfois joué que dix minutes. Surtout, mon coach ne me faisait jouer quasiment qu’en défense. Avec Christophe Mazel, nos relations étaient moyennes, et c’est l’une des principales raisons de mon départ. »
Avec Jacques Parisot et Gérard Graff, les deux dirigeants belfortains chargés du recrutement les choses n’ont pas traîné pour officialiser son retour au Bauhb : « Je sais où je mets les pieds. Cela dit, je ne viens pas pour me reposer. Au contraire, cette saison, je veux tout exploser. J’ai gagné en confiance et en maturité. Je suis ambitieux et j’espère que le club l’est également. Si le projet est solide, on doit viser le plus haut niveau français rapidement. En plus, la D2, réduite à 14 clubs, va encore gagner en qualité. »
De son passage à Istres, outre l’exigence du haut-niveau, Veljko Milosevic gardera également un bon souvenir. Celui d’avoir un jour, pu se mesurer à Jackson Richardson : « Quand j’ai commencé le handball, je portais des baskets à son nom. C’était mon idole. Maintenant, le fait d’avoir pu me mesurer à lui a un peu démystifié le personnage. Il est simple, humain, comme vous et moi. Cela dit, j’ai quand même pris une photo avec lui à la fin du match… (rires)…»

Veljko Milosevic a découvert le Phare, hier matin, le futur théâtre de ses exploits.