Orage dans le US Saintes handball.
Quel dommage pour ces club et personnes dans Saintes qui vivent vraiment pour un handball.
Le handball est sport du numéro 1 dans Saintes et région. J'espère que Flo nous fournira des informations supplémentaires parce que Saintes était sur la bonne route à D1.HANDBALL, US SAINTES. Mardi soir, lors du vote de l'assemblée générale sur le renouvellement de son mandat, Sepp Denni, président depuis un an, a été mis en minorité. Lui-même parle de « cabale »
Le président évincé
Après une première année de présidence, Sepp Denni devait affronter, mardi soir en assemblée générale, le verdict des urnes internes. Membre sortant et sollicitant le renouvellement de son mandat, il a été mis en minorité par les membres de l'US Saintes Handball invités, par un vote, à le reconduire, ou non, au sein du conseil d'administration.
Sur un total de 68 votants, Sepp Denni n'a recueilli que 28 voix favorables. Un vrai vote sanction qui l'a poussé vers la sortie. À la grande surprise de l'intéressé qui ne s'attendait pas à être « puni » de la sorte mais qui accepte le verdict des licenciés avec lucidité.
Depuis quelques semaines, la tension était perceptible au sein du club. Les mécontentements, sous-jacents ou publics, se multipliaient. Tout cela laissait entrevoir une assemblée générale mouvementée, incertaine.
Lorsque François Seguin, membre du bureau, l'a dévoilé, le résultat du vote a jeté comme un froid. Étonnement de certains membres, écoeurement de quelques responsables, satisfaction pour d'autres...
« Pourquoi ont-ils fait ça ? »
Dix jours plus tôt, sentant déjà un vent défavorable, Sepp Denni avait demandé un vote de confiance aux membres du conseil d'administration du club. Confiance qui lui fut accordée malgré quelques réticences. Le président sortant semblait donc s'orienter vers un deuxième mandat, malgré ces quelques voix dissonantes.
Aujourd'hui évincé, Sepp Denni accuse le coup. Il accepte le verdict avec dignité mais il parle, tout de même, d'une « cabale qui n'a rien d'improvisée ». Et il s'interroge : « Pourquoi ont-ils fait ça ? En agissant ainsi, « ils » ne se sont pas posé les questions essentielles. Qui va donner les réponses à Franck Maurice (l'entraîneur), aux joueurs et salariés, aux collectivités locales, aux partenaires ? »
« Ce vote me dépasse »
Sepp Denni assure qu'il était conscient du mécontentement latent. Il pensait le résoudre à travers la discussion. « Je me plie à cette décision collégiale mais j'attends. Ce vote sanction me dépasse complètement. À qui cela va-t-il profiter ? C'est la question que je me pose en boucle », ajoute-t-il.
Président du comité départemental de handball, Michel Audouard, lança, mardi soir, à l'auditoire : « Vous donnez une image qui n'est pas belle... »
Arrivant du conseil municipal, Joël Cardin, adjoint au maire délégué aux sports, souhaita dépassionner le débat. En bon pédagogue, il expliqua : « Vous avez souffert, l'an dernier, de ne pas être allés jusqu'au bout des choses. Vous ne vous êtes pas tout dit. Les résultats sportifs de cette fin de saison ont caché un mal être. Un adhérent a des droits, mais aussi des devoirs. Arrêtez de colporter des rumeurs... »
Quant à Jean-Paul Renaud, président de la Ligue, il chercha à minimiser l'incident : « J'espère que vous saurez raison garder, que, d'ici le mois de septembre et la reprise du championnat, tout sera réglé. Aujourd'hui, c'est un peu dur de « taper » sur Sepp (Denni). Le bureau a pris des décisions durant toute l'année. Les contestations doivent se traiter en interne. »
Le conseil d'administration du club se réunit ce soir à 19 heures pour tenter d'élire un président. À moins qu'il ne démissionne en bloc...
Qui va se lancer dans le grand bain ? Qui va assurer temporairement la gestion du club ? Que vont devenir les salariés, les joueurs ? Comment réagiront les partenaires et qui tentera de les convaincre qu'il ne s'agit que d'un simple accident de parcours ?
Le temps presse et toutes ces questions doivent, rapidement, trouver une réponse.
Auteur : Gérard Vallet