Il me semble que Gonfreville répétera l'erreur que Belfort a faite dans la saison précédente. Il sera difficile que ils survivent dans D2 avec la main d'oeuvre existante et sans entraîneur expérimenté
Un ticket Monnod - Oucha
HANDBALL. Division 2 L'avenir se prépare à Gonfreville-L'Orcher. Le président Patrick Le Moal vient, notamment, de résoudre l'épineux problème de l'entraîneur.
Le « patron » de l'ESMGO a eu le temps de voir venir, puisque Norbert Vanègue, un peu plus d'un mois avant la fin de saison avait prévenu qu'il n'entraînerait plus puisqu'il était « usé mentalement ». La priorité, c'était donc de lui trouver un successeur. « Nous avons été en contact avec Andreï Golic, un entraîneur réputé, explique le président, mais à la suite de nos conversations, on n'a pas pu se mettre d'accord car ses conditions financières étaient trop élevées pour notre budget, qui, avec 600 000 €, est le plus petit de toute la division. »
EntraIneur
Après mûre réflexion, Patrick Le Moal, dans un souci d'économie, a privilégié la solution interne. « C'est donc le duo André Monnot - Nordine Oucha, l'entraîneur des 18 ans, qui dirigera l'équipe, affirme Le Moal. Les deux hommes connaissent bien le club, André a participé à toute la campagne de la dernière saison qui nous a menés au maintien, et Nordine a un bon feeling avec les jeunes. »
Une solution qui préserve les finances du club, donc, mais qui n'est pas sans poser un problème de taille. Aucun des deux hommes n'a les diplômes requis pour coacher au niveau de la D2. « Nordine Oucha a son diplôme de niveau 6, mais pour les jeunes, rectifie le président. On va étudier la question avec la Fédération pour voir s'il peut l'obtenir en participant à tous les stages nécessaires. » Mais Patrick Le Moal ne panique pas, car Norbert Vanègue, qui a le diplôme, et devrait rester a priori à l'ESMGO, pourrait « couvrir » les deux hommes. Voilà qui est donc réglé.
finances
Autre souci, les finances. « Je suis un peu comme tout le monde, je cours après les fonds. Pour être bien et nous stabiliser à un bon niveau, il nous faudrait 1 million d'euro. Nous en sommes loin. Nous avons des soutiens forts et fidèles, comme la mairie ou Total, mais on essaie de capter d'autres sponsors. On se rend compte qu'en dehors du football, c'est dur d'exister, d'autant plus que les politiques ne semblent pas s'intéresser au sport plus que ça. C'est dommage car le sport véhicule une image de travail, de courage et de volonté. Nous aussi nous intervenons auprès des jeunes dans les clubs et les quartiers. »
Malgré ces soucis, Gonfreville est passé avec succès devant la CNCG, l'organisme de contrôle de la gestion des clubs. « On a juste un tout petit déficit », admet cependant le président.
Equipe
Enfin, reste à savoir quel sera le profil de l'équipe qui se retrouvera le 24 juillet, date de la reprise de l'entraînement. « A partir du moment où on a privilégié la solution interne pour les entraîneurs, on s'est dégagé une marge de manœuvre pour le recrutement. Il n'y aura pas de révolution. J'ai beaucoup de demandes extérieures, mais je tiens à conserver des joueurs motivés pour défendre et conserver les valeurs et les couleurs de Gonfreville. Surtout, il nous faut un très bon demi-centre, jeune et français si possible, mais déjà avec une bonne expérience.
Un gars qui puisse nous planter des buts sur les jets à 9 ou 10 mètres. On cherche, et si on ne trouve pas en France, on se tournera vers l'étranger. » L'ESMGO est donc en quête d'une perle rare pour éviter le scénario à la Hitchcock, palpitant certes, de la dernière saison, mais terriblement éprouvant pour les nerfs, puisque les « rouge et noir » n'avaient assuré leur maintien qu'à trois minutes de la fin du dernier match. Mais ça aussi ça fait partie du spectacle.